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Head Maarek et Prod'homme année catastrophique!!!

Le tuyau du jour

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Le virus ERVB (Equine Rhino Virus Type B) à frappé le centre d'entrainement de Chantilly il y'a maintenant plusieurs mois certains entraineurs en patissent plus que d'autres notamment Christiane Head Maarek et Didier Prod'homme qui à eux deux ne cumul pas plus de 5 victoires au total...

Il n'y a pas beaucoup de signes cliniques, ni température, ni jetage nasal et les chevaux ne sont pas abattus. Néanmoins, le virus va être problématique, car il va endommager le système filière de l'appareil respiratoire. C'est ce qui permet de faire remonter ce qui est anormal, comme la poussière, le mucus. Une fois ce système endommagé, énormément de mucus est sécrété et celui-ci va venir boucher les alvéoles pulmonaires. Pendant l'effort, le cheval ne peut plus respirer de façon optimale, car il y a des différences de pression dans le poumon. Il ne peut plus s'oxygéner et est contre-performant à l'effort. Le stade supérieur est que cette différence de pression va provoquer une hémorragie pulmonaire. Le danger est qu'un cheval saigne suite à une course, ce qui est ensuite hyper long pour la cicatrisation. Oui, le ERVB est vraiment développé sur Chantilly, à des stades différents. Il y a deux ans, nous avions des cas de façon beaucoup plus sporadique que cette année. Il s'agit d'un virus hyper contagieux qui se transmet par les mains. Il est assez résistant, l'alcool ne fonctionne pas. Au sein d'une écurie, c'est quasiment impossible à gérer. Si un cheval en est atteint, on est quasiment certain que tous les chevaux vont l'avoir. L'autre problème de ce virus est qu'il diminue les défenses immunitaires des chevaux. Suite à cela, il peut y avoir des surinfections bactériennes ou des pathologies latentes dans l'organisme. Exemple, la rhinopneumonie. Une fois, par exemple, que le cheval l'a développée étant foal, chaque fois qu'il va être immunodéprimé, elle va ressurgir. Pour un virus, il n'y a pas de vaccin, rien à faire. Il faut renforcer les défenses immunitaires en donnant des compléments en vitamines, éviter les carences. Un suivi rapproché avec des prises de sangs, des “scopes”, et un suivi longitudinal avant, après les galops et les courses est conseillé. Ce suivi rapproché permet de détecter les chevaux touchés et de ralentir leur entraînement.”

C'est donc hyper compliqué à gérer pour un entraîneur avec des conséquences économiques immédiates. Si le virus est surtout localisé en région parisienne, il peut effectivement se propager sur tout le territoire, via les camions de transport et les courses. Pour terminer sur une note positive, une fois un cheval touché, il ne sera plus contaminé, au moins pour l'année en cours. 2017 sera une autre histoire.